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07 mars 2006

L'interface utilisateur du poste de travail va progressivement changer au cours des trois prochaines années

Dans une note de recherche de janvier 2006, les analystes de Gartner anticipent de profondes transformations dans l'interface utilisateur sur les postes de travail, sans toutefois prévoir des ruptures technologiques majeures.
 
Une interface en évolution
 
Ainsi, les notions de fenêtres "pop-up" et de barres d'outils personnalisables, considérées comme un facteur de perturbation pour l'attention de l'utilisateur, devraient disparaître d'Office, au profit d'un "ruban" contextuel, d'outils ponctuels et de prévisualisation contextuelle.De même, Vista (la prochaine version de Windows) apportera des prévisualisations et miniatures mises à jour en temps réel, des fenêtres et des dialogues moins encombrés, et une utilisation accrue des effets en trois dimensions.
 
Difficile de prédire l'efficacité de ces changements, mais ils devraient apporter une amélioration sensible du confort et de la productivité, essentielle devant l'accroissement du travail multi-tâches et du traitement de l'information en temps réel.
 
Vista apporte également la "Sidebar", où l'utilisateur réunit divers "gadgets" (horloge, flux RSS, indicateurs d'état) déjà connue des adeptes de Yahoo Widgets (ex-Konfabulator) ou des afficionados de Mac OS X.
 
Les technologies d'animation devraient aussi prendre une place croissante, permettant d'ajouter une nouvelle dimension à l'information, ceci étant particulièrement apprécié des jeunes générations élevées avec les jeux vidéo, la richesse visuelle de MTV et les environnements d'information multi modes.
 
La restitution
 
Ces interfaces demandent des ressources "écran" en croissance permanente. On devrait ainsi voir augmenter la résolution et la taille des écrans, et se généraliser la pratique des écrans multiples. D'ici 5 ans, les écrans de 25 pouces (ou plus) et d'une résolution de 1920 x 1080 devraient être monnaie courante, y compris sur les portables en mode multi affichage.
 
D'ici 2009, les écrans multiples seront courants, mais d'une façon "asymétrique". Il ne sera pas rare de disposer d'un petit écran affichant un calendrier ou des informations d'état, ou d'un écran "coup d'oeil" inclus dans le clavier, le téléphone ou tout autre périphérique, pour afficher des informations instantanées, y compris à l'extérieur d'un ordinateur portable lorsque celui-ci est éteint. Ceci devrait générer de nombreuses applications nouvelles, comme l'affichage d'un agenda.
 
D'ici 2010 les technologies reposant sur le "papier électronique" devraient permettre des affichages extra larges, monochromes et à basse résolution, intégrables à coût limité dans des parois amovibles ou des tableau papier. En 2015, il devrait être possible d'interagir avec un affichage mural doté d'une reconnaissance des gestes.
 
Des petites affichages à bas prix devraient aussi transformer des périphérique plus courants : il existe déjà un clavier dont les touches sont dotées de mini écrans à cristaux liquides, permettant la reconfiguration du clavier par le logiciel.
 
La sortie audio devrait prendre plus d'importance, avec des utilisateurs conditionnés par le monde multitâches à accompagner leur activité de musique et de sons divers. Il faut s'attendre à devoir gérer une prolifération sonore et à prodiguer des conseils d'utilisation pour éviter le "chaos auditif".
 
L'acquisition
 
Les fonctions audio vont se développer de façon native dans Windows : non seulement pour le contrôle vocal ou pour la dictée, mais aussi pour utiliser l'ordinateur comme combiné de voix sur IP.

De la même façon, la capture vidéo doit se généraliser, moins pour la vidéoconférence que pour de nouvelles applications. Office (et OneNote) sont prévus pour gérer la capture et la reconnaissance de texte sur des documents papier directement sur le bureau de l'utilisateur. La même caméra pourra constater que l'utilsateur arrive à son poste et provoquer l'allumage de l'ordinateur, ou le mettre en veille lorsque l'utilisateur s'en va. Les économies d'énergie générées pourraient à alles seules financer la technologie.
 
Inconvénient majeur : lorsque l'ordinateur vous regarde et vous écoute en permanence, comment savoir qui écoute ce que l'ordinateur entend ? Les risques pour la vie privées pourraient être un frein à une adoption massive.
 
Même si les ordinateurs tablettes se sont bien développés avec une amélioration de la reconnaissance de l'écriture, ce n'est pas avant cinq ans que l'on devrait pouvoir compter sur la reconnaissance d'une page d'écriture manuscrite. Toutefoisle stylet reste un excellent outil pour pointer, cliquer, copier/coller, et effectuer toutes sorrtes de graphiques.
 
Recommandations
 
- Ne pas se laisser embarquer par des vagues médiatiques récurrentes (reconnaissance vocale, reconnaissance de l'écriture manuscrite)
- Commencer à envisager les écrans larges à résolution accrue pour pouvoir gérer des grandes quantités d'information
- Penser à de modestes évolutions à impact fort : clavier à touches dynamiques, outils de pointage intégré au clavier (molette d'assistance à la navigation)
 
 

11 décembre 2005

Le futur des TI se lirait-il dans les chambres d'hôtels ?

Lu dans InternetActu, publication de la Fing et de l'Inist, cet article intitulé "Les hôtels, creuset de l'innovation technologique ?
 
On y trouve la confirmation que l'innovation en matière de TI est un élément capital de développement et de différentiation dans l'industre hotelière.
 
Après avoir vu fondre les revenus issus de la vente de communications téléphoniques, les hôteliers ont vite trouvé une source alternative dans la mise en oeuvre d'accès à l'Internet, sous forme de hotspots Wi-Fi, ou d'accès Adsl dans les chambres.
 
Mais l'innovation ne s'arrête pas là, et touche tous les outils technologiques actuels ou à venir : télévision, DVD est autres sources multimédia d'information, de loisir ou de jeu, interconnection et télécommande centralisée des divers média, etc.
 
Reste que les enjeux économiques sont de taille, car le rythme d'évolution des produits et services numériques s'accélère, et les coûts induits pour suivre sont loin d'être négligeables.
 
Comme le souligne l'auteur :
 
<<L’anticipation de ces besoins, exprimés (ou non) par des [clients] dotés de nombreux gadgets et d’équipements nomades hi-tech pose aux hôteliers un problème d’ordre économique. D’une part, ces outils permettent aux clients d’assouvir - de façon autonome - des besoins qui auraient pu leur être proposés - et facturés - par les hôtels eux-mêmes. D’autre part, adapter les établissements et les chambres dans le but d’accueillir ces nouveaux composants du nomadisme technologique coûte cher. Le consultant Jim Medick (MRC Group) estimait en septembre dans le Las Vegas Review Journal que, pour l’heure, on pouvait voir dans ces contraintes une opportunité : “Quel que soit l’âge, le marché d’aujourd’hui repose sur la capacité à rester connecté. Même si beaucoup d’hôtels ont perdu de l’argent en facturant moins d’appels téléphoniques à cause de la généralisation des téléphones mobiles, ils peuvent s’y retrouver en offrant des services de fax dans les chambres, ou des locations de consoles de jeu à la réception”. L’exemple de Las Vegas est d’ailleurs intéressant, s’agissant d’un endroit jadis réputé pour le caractère spartiate de ses hôtels, incitant les visiteurs à en sortir… pour aller aux casinos. Les choses ont changé et de nouveaux établissements, tous plus démesurés les uns que les autres, offrent désormais un confort d’équipement hors norme : téléviseurs hauts de gamme (Bang&Olufsen) assortis de télécommandes pilotant tous les appareils de la chambre des suites du MGM Grand, iPods au Green Valley Ranch, imprimantes et fax dans les chambres au Venitian. Les hôteliers sont unanimes : technologie et gadgets aident à vendre et correspondent à ce qu’attendent les clients d’un hôtel moderne.>>

02 décembre 2005

Symantec rachète Sygate et jette les clients de firewall personnel

J'ai découvert avec stupeur, comme de nombreux utilisateurs individuels du firewall personnel de Sygate, cette nouvelle édifiante, publiée sur les sites Web de Symantec (version américaine) :
 
"Suite à la récente fusion de Sygate et Symantec, le site de Sygate sera intégré à la boutique en ligne de Symantec le 30 novembre 2005.
Veuillez noter qu'à la même date, tous les produits et forums de support de Sygate seront abandonnés"
 
Pour les francophones, la nouvelle est confirmée, entre autres, par 01net.com:  http://www.01net.com/article/296752.html.
 
Cette pratique, qui consiste à racheter un éditeur, puis à abandonner ses produits, en ne laissant aux anciens clients que le choix d'acheter un nouveau logiciel , et assez choquante. Ce n'est malheureusement pas la première fois que Symantec agit ainsi.
 
Les conséquences sont encore plus choquantes pour des particuliers qui, avec le firewall personnel de Sygate, avaient l'habitude de bénéficier d'un bon logiciel gratuit et devront désormais acheter un produit pas vraiment équivalent chez Symantec (quand on connaît les pratiques intrusives des logiciels Symantec, par exemple SystemWorks qu'il est pratiquement impossible de désinstaller, il y a de quoi s'inquiéter) .
 
On voudrait inciter les consommateurs à pirater les logiciels, qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
 
Et si les utilisateurs de Sygate faisent tous part de leur mécontentement à Symantec ? On peut écrire à SYG_Sales@symantec.com.
 
 

14 novembre 2005

Rapport "Internet et Entreprises : Mirages et Opportunités"

Lu sur le site www.telecom.gouv.fr
 
<<La version 2005 du rapport
"Internet et Entreprises: Mirages et Opportunités" 
 
L'une de ses conclusions est la suivante : Internet sera à terme l'outil universel des relations inter-entreprise. Encore en 2005 très peu d'entreprises rencontrées, grandes ou petites, avaient conscience de l'ensemble de ces possibilités : les anecdotes mises en exergue par les médias ne projettent bien souvent sous les feux de la rampe que les sites de vente au grand public, la navigation au hasard des pages ou les problèmes de paiement en ligne (sans même parler des sites "plaquette", des pirates ou de la pornographie) qui ne sont que l'écume du sujet et qui masquent la profondeur des bouleversements en cours. >>
 
 

06 novembre 2005

Attention à la réalité des messageries instantanées en entreprise

Lu dans Inside Gartner This Week (Vol XXI, No 42, 19 octobre 2005)

Les outils de messagerie instantanée continuent à se répandre dans les entreprises, et on remarque aujourd'hui trois grandes tendances :

- l'usage des messageries instantanées (MI) continue à se développer, malgré l'absence de prise en charge par l'entreprise ;
- les employés ne s'en servent pas uniquement pour discuter ("chat") : ils utilisent aussi le partage de documents et la conférence ;
- certains utilisateurs font état de gains de productivité et de réduction des coûts.

Cependant, tout n'est pas simple : les outils de MI (MSN Messenger, Yahoo, AOL IM, etc.) ne sont pas compatibles entre eux, ce qui conduit la plupart des utilisateurs à installer plusieurs logiciels "clients" sur une même machine ou à faire appel à des logiciels tiers, capable de consolider plusieurs listes de correspondants sous une interface unique.

Gartner a constaté que 62 % des entreprises consultées n'offrent aucune solution de MI officielle. Mais cela varie fortement en fonction de la taille des entreprises, les grandes entreprises étant moins nombreuses à ignorer le sujet (44,6 % contre 84 % dans les petites organisations).

La même enquête montre que 57 % des personnes interrogées utilisent les outils de MI sur le lieu de travail, pour des usages personnels, ce qui représente une utilisation non régulée des réseaux publics. Mais une proportion similaire affirme utiliser les MI à domicile pour des besoins professionnels.

En terme de valeur perçue par les utilisateurs, les MI génèrent trois grands types de réponse :

- l'efficacité (plus rapide que le courrier électronique, résolution rapide des problèmes, possibilité d'attirer plus facilement l'attention...) ;
- la présence (possibilité de vérifier le statut des personnes : en ligne, occupé, absent) ;
- les économies : diminution des ommunications téléphonique de longue distnce.

En conclusion, Gartner recommande aux entreprises de prendre conscience de l'utilisation souterraine des MI et de prendre des mesures pour en assurer le contrôle et la gestion.

Un nouveau logiciel permet de produire des phrases que vous n'avez jamais prononcées

En termes d'innovations technologiques, le traitement de la voix n'a pas fini de nous étonner.

La société américaine Voxonic produit un logiciel qui effectue le "post traitement" d'un flux audio pour lui donner l'apparence de la voix d'une autre personne. Il suffit d'un enregistrement de 15 minutes en studio de la voix cible pour pouvoir ensuite l'appliquer sur n'importe quel flux et lui donner les caractéristiques du locuteur choisi.

Les applications sont évidemment nombreuses et séduisantes.

Supposons qu'un chef d'entreprise doive s'adresser au personnel de sa filiale chinoise : il lui suffit de faire lire son discours par un chinois, puis de faire convertir l'enregistrement avec sa propre voix.

Le logiciel peut même travailler sans l'intervention d'un tiers : il est capable de générer le son par traduction directe depuis un texte ("text-to-speech"), cette solution étant toutefois un peu moins confortable. Il faut alors disposer de 20 à 40 heures d'enregistrement de la voix cible, en qualité studio, et le résultat n'est valable que pour une seule langue.

La technologie de Voxonic était conçue à l'origine pour aider au doublage des films dans diverses langues étrangères, mais elle s'est heurtée à la difficulté de gérer les cachets complémentaires des acteurs pour l'utilisation de leur voix "modèle". Ce qui donne une idée des risques sous-jacents de cette technologie : comment faire dire à quelqu'un ce qu'il n'a jamais dit...

Pour limiter les risques, Voxonic assure un contrôle total de sa technologie, et ne traite les voix qu'avec l'accord de toutes les parties.

 

01 novembre 2005

Malgré l'Internet, le livre n'est pas mort, au contraire

Le code international (ISBN) qui identifie de façon unique chaque livre édité, comporte actuellement 10 chiffres. A partir du 1er janvier 2007, une nouvelle codification entrera en vigueur, sous la forme d'un ISBN à 13 chiffres.
 
Cette évolution permet de faire face à une croissance soutenue du nombre d'ouvrages publiés, sous forme papier ou sous forme électronique, dont le rythme dépasse largement les prévisions du début des années 60.
 
On peut se réjouir de ce que l'expansion de l'information électronique n'ait pas conduit à une raréfaction des livres, mais plutôt, apparemment, à une accélération de la production.

16 octobre 2005

Les nouveaux outils pour un Web en mutation

Le Web bouge, de nouveaux outils foisonnent. Les grandes tendances du moment concernent les blogs, les fils RSS, le podcasting et ses dérivés. Certains n'hésitent pas à parler de Web2.0, la nouvelle génération du Web, et le Web 2.0 Workgroup se présente comme un réseau de blogs exclusivement consacrés à cette mouvance.
 
Les "fils RSS" se multiplient, et l'un d'entre eux , TechCrunch suit l'actualité des nouveaux produits au jour le jour.
 
Parmi les dernières découvertes, un logiciel destiné à facilite la création de "blogs" : Qumana a comme objectif de rendre plus simple la confection des blogs, et de les rendres "profitables" par l'inclusion éventuelle de messages publicitaires.
 
A noter également, Flikr : ce site et le logiciel associé, permet de stocker, gérer, et  publier un album photo. Ou comment partager ses photos de famille avec ses proches sur l'Internet. Le stockage est gratuit mais limité à 20 Mo par mois.
 

09 octobre 2005

Les technologies de l'information en 2010 : prospective


La FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) et l'Irepp (Institut de Recherches et Prospective Postales) ont entammé la publication d'une analyse prospective des TIC à l'horizon 2010-2015.

Sous le titre PROSPECTIC 2010 ce document est publié progressivement, chapitre par chapitre, sur le site de la FING ; à terme, l'étude complète sera téléchargeable. Le site de la FING est http://www.fing.org .

Chacun peut également réagir et contribuer à l'analyse, en participant à la fin de chaque chapitre.

L'analyse Prospectic 2010 est actuellement constituée des chapitres suivants :

- Introduction
- Quelques liens et sources essentiels
- Un exercice collectif de prospective technologique
1.1 - Les technologies de base : puissance et miniaturisation
1.2 - Le traitement
1.3 - Les communications (1)
1.3 - Les communications (2)
1.4 - Les mémoires
1.5 - Gestion de l'énergie
1.6 - Robots, agents, objets "intelligents" et communicants
1.7 - Les interfaces homme-machine-environnement
1.8 - Gestion de l'information et de la connaissance
1.9 - Confiance et sécurité
1.9a - Zoom : paiement et monnaie électronique

2- Une vision de plus en plus fédératrice : le "courant informationnel"

Le réseau omniprésent
L'intelligence enfouie
Des produits aux services
Des bits aux atomes
La grande transformation du "contenu"
L'utilisateur-producteur
Quelle régulation pour les réseaux et leurs usages ?

3- Enjeux et incertitudes

Centralisation / Décentralisation
Simplicité / Pouvoir
Libre / Propriétaire
Sécurité / Ouverture
Automatique / Humain
Proximité / Distance
Innovation/Ethique

02 octobre 2005

Une calculatrice universelle


Découvert sur l'Internet (mais aussi dans le numéro 388 du 22 septembre 2005 de Micro Hebdo), une calculette professionnelle qui remplacera très largement celle de Windows. On la télécharge à http://www.1dustrie.com/khi3.msi.

Outre les fonctions habituelles (fonctions numériques élémentaires, fonctions trigonométriques) elle offre une impressionnante panoplie de fonctions professionnelles et pédagogiques.

On trouvera par exemple, des calculs trigonométriques et hyperboliques, la résolution d'équations polynomiales jusqu'au trosième degré, des calculs sur les nombres complexes, la conversions de nombres antre bases 2, 8, 10, 16 et au delà jusqu'à 36.

Mais aussi divers calculs sur les dates (numéro de semaine, équivalence entre calendriers), conversion des devises européennes, équivelences entre ville et code postal (en France).

Et ce n'est pas fini : on trouve des accessoires pédagogiques en astronomie (position des planètes), en géométrie (le triangle est ses propriétés sous forme intéractive, diverses formes de courbes), analyse (tracé de fonctions), en physique et chimie (tableau périodique des éléments).

La version standard est gratuite. On regrettera sans doute qu'elle soit livrée avec... 24 jeux différents. Une version professionnelle (sans les jeux, et avec quelques fonctions dédiées à certains professionnels) est également disponible, au prix de 25€.

01 octobre 2005

SKYPE banni des établissements universitaires français


Lu (entre autres) dans Le Monde du 1er octobre 2005 : L'installation du logiciel Skype est désormais interdite, pour raisons de sécurité, dans les universités et les laboratoires publics français.

Même s'il est utilisé par plus de 50 millions d'internautes, c'est un logiciel dont le mode de fonctionnement est suffisament peu transparent pour considérer qu'il présente des risques potentiel sur les informations qu'il fait circuler.

**
On peut penser que cette mesure est justifiée d'une part par les modalités de fonctionnement de Skype, qui s'affranchit largement des protections assurées par les firewalls, permettant par exemple la circulation de fichiers porteurs de virus et autres logiciels malins. Mais on reproche aussi sans doute à Skype de faire transiter les communications par des serveurs propriétaires sur lesquels tout est possible à l'insu des internautes. Rien ne prouve en effet que les communications entre adeptes de Skype ne sont pas interceptées (ou susceptibles de l'être).

20 octobre 2003

GRH : Intranet, portail, etc.

La problématique de l'accès aux information de gestion des ressources humaines dans l'entreprise est, sans doute à juste raison, un sujet à la mode.
Quelques références de lecture à ce sujet :

Que reste-t-il des NTIC ?
Dossier complet de 42 pages dans le mensuel Personnel, n° 437, Février 2003
Au sommaire : Capital humain - e-rh, mythe ou réalité ? - Intranet RH dans l'entreprise - etc.

ERP et intranets révolutionnent les systèmes RH
Dossier Liaisons sociales Mars 2003
Des chantiers complexes - Des outils trop coûteux pour les PME - La Société Générale enlibre-service - La DRH d'Altadis, une véritable petite entreprise.

Client Issues for Enerprise Portals
Note de recherche Gartner K-21-2010, 8 octobre 2003
Les entrprises doivent analyser les possibilités, les éditeurs et l'avenir des produits de type "portail". Sept questions clefs pour les futures recherches de Gartner.

Human Resources (HR) Applications : Perspective
Tour d'horizon technologique. Gartner DPRO-112368, 6 janvier 2003
Description des fonctions d'un système HR, dans le cadre des évolutions induites par le Web.

Portails d'entreprises : le tableau des offres
http://solutions.journaldunet.com/printer/010530_portailtablo.shtml
Gartner's Horizontal Portal Product Magic Quadrant for 2003 Gartner IGG-04092003-03, 9 avril 2003
Le quadrant magique des produits portails d'entreprise. Dans lequel on trouve les leaders : IBM, SAP, Plumtree, puis Peoplesoft, Oracle, BEA Systems, etc.

Hype Cycle for Portal Ecosystems, 2003 Gartner Strategic Analysis Report, R-20-0833, 6 juin 2003
Le cycle médiatique pour les produits de portail.

Les produits de Plumtree http://www.plumtree.fr/fr/produits/
Le cycle médiatique pour les produits de portail.
Egalement sur le site, plusieurs documents de synthèse et livres blancs :
The corporate Portal Market in 2003
The Portal, the Enterprise Web, Applications and Radical Openness
Plumtree Corporate Portal, Technical Paper
Les portails d'information d'entreprise (livre blanc Hummingbird)

14 octobre 2003

Quel usage du Web dans les entreprises ?

Un site humoristique (The Onion) publie un article relatant une imaginaire panne de l'internet provoquant une croissance inattendue de la productivité des Etats-Unis.

L'auteur imagine une gigantesque interruption du web, durant laquelle les entreprises découvrent avec stupeur que leur business repart de plus belle. Les employés, d'habitude scotchés sur leur écran, se ruent sur les tâches sans cesse repoussées, qui s'avèrent finalement très utiles.

Quand on sait qu'en France 72 % des cadres surfent sur leur lieu de travail et que, parmi les sites les plus consultés, on trouve voyages-sncf.com ou meteo.fr, on peut se demander si l'usage du net est totalement efficace pour l'entreprise.

D'ailleurs, de plus en plus de sociétés songent à réguler cette utilisation - un peu comme pour le Minitel d'antan. D'autres adoptent des chartes de l'informatique et d'internet, rappelant, par exemple, que le PC de bureau est la propriété de l'entreprise, et que la cybersurveillance des salariés est autorisée sous certaines conditions.

Bref, on commence enfin à se poser les bonnes questions ! Et, comme souvent, la réponse est dans une vraie politique interne de formation et de sensibilisation : bien utiliser internet, cela s'apprend ; il ne suffit pas d'ouvrir le robinet du web aux collaborateurs pour qu'ils s'en servent immédiatement de la manière la plus utile pour l'entreprise.

Il suffit simplement de les responsabiliser.

D'après Luc Fayard, 01 Informatique, 10/10/2003

13 octobre 2003

Polices variées gratuites

Un site de polices gratuites, très variées :

http://www.dafont.com

30 septembre 2003

Un chercheur licencié pour avoir critiqué la sécurité des produits Microsoft

Information lue un peu partout sur le Web. En particulier dans USA Today, 26 septembre 2003

Daniel E. Geer Jr., expert depuis près de 30 ans dans l'analyse de la sécurité des technologie et de l'informatique, vient d'apprendre qu'il ne fait plus partie de l'entreprise AtStake qui l'employait.

Mr. Geer avait participé à la réalisation d'une étude commandée par la Computer and Communications Industry Association (CCIA) où les failles des logiciels Microsoft et le quasi monopole de l'éditeur, étaient présentés comme une source majeure de problème pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

Or, la société AtStake a collaboré dans le passé avec Microsoft, sous forme de conseil en sécurité.

Il semble donc bien que l'étude incriminée, dans laquelle AtStake n'a aucune responsabilité, soit à l'origine du départ de Mr. Geer, dont on ignore si il a démissionné ou s'il a été licencié.

Selon Ed Black, le président de la CCIA, "C'est une tragédie que ceci arrive à quelqu'un qui parlait dans l'intérêt de la sécurité nationale. Cela donne encore plus de crédibilité au contenu du rapport".

Les observateurs spécialisés voient dans ce licenciement, un exemple de la capacité de Microsoft à faire taire ses détracteurs.

On peut lire le rapport en question à l'adresse http://www.ccianet.org/papers/cyberinsecurity.pdf

Etudiants : 30$ pour débarrasser sa machine des virus

Article dans Chronicle of Higher Education, 3 septembre 2003

L'université de North Texas a trouvé un moyen inhabituel pour lutter contre l'invasion du virus Blaster sur les ordinateurs personnels des étudiants.
Elle facture 30$ le nettoyage des ordinateurs infectés par le virus. Solution destinée à couvrir les frais occasionnés, qui n'avaient pas été budgétés.
Il faut dire qu'un ordinateur sur sept (sur les 6000 ordinateurs utilisés sur le réseau des résidences) se trouvait infecté, en moyenne à peine 15 minutes après s'être connecté au réseau.

10 juillet 2003

Un USB 2.0 peut en cacher un autre

Article dans 01 Informatique, n0 1731, 4 juillet 2003

Dans la confusion, l'USB Forum renomme ses standards pour tenter d'éclaircir le marché, mais sans y parvenir.
On avait à l'origine :
- USB 1.1 limité à 12 Mb/s
- USB 2.0 jusqu'à 480 Mb/s

Mais l'USB 1.1 a été renommé USB 2. Créant ainsi deux standards USB 2, distingués par "full speed" ou "hi speed". Pas vraiment clair.
Suite aux abus des constructeurs qui ont profité de ce flou, l'USB Forum recommande que les périphériques USB 2.0 soient labellisés "Hi speed USB", les autres conservant le titre USB tout court. Pas beaucoup mieux en terme de clarté.

Wi-FI se prépare aux excès de vitesse

Article dans 01 Informatique, n0 1731, 4 juillet 2003

Le groupe de travail 802.11n veut accélérer l'Ethernet sans fil, avec des débits réels 30 fois supérieurs à celui du 802.11b, jusqu'à 320 Mb/s.
Le groupe de travail oeuvre au niveau physique pour limiter les déperditions et augmenter avant tout le débit réel proposé aux utilisateurs. Avec d'abord de nouveaux algorithmes de compression, une meilleure gestion des erreurs et des interférences, et une nouvelle technologie d'antenne.
Le 802.11n espère ainsi obtenir d'abord des débits réels de 100 Mb/s pour atteindre à terme les 320 Mb/s. Applicables à la fois dans les bande de 2,4 et 5 Ghz, ces améliorations concernent le 802.11g et a, garantissant une compatibilité ascendante.
Attention toutefois : le groupe de travail vient de se constituer et les spécifications 802.11n ne devraient pas être finalisées avant 2005 ou 2006.
A noter également, que la comparaison des normes 802.11 en termes de débits théorique s'apparente de plus en plus à la comparaison des processeurs en ne considérant que leurs fréquences. Ainsi, le 802.11g autorise des transferts plus rapides ou sur de plus longues distances que le 802.11a (21Mb/S contre 16Mb/s réels dans un rayon de 3 mètres) alors que tous deux affichent un débit théorique de 54 Mb/s.

Point de vue: pourquoi les DSI devraient adopter la gouvernance

Article dans ZdNet week, n° du 30 juin au 13 juillet.

Dans un contexte de réduction de coûts et d'effectifs, les DSI peuvent améliorer les résultats en tentant d'utiliser les principes de la gouvernance informatique, tels que ceux des modèles ITIL et COBIT.

Les directeurs informatiques doivent faire face à de nombreux défis en 2003 : améliorer le retour sur investissement, les niveaux de services offerts et la sécurité, sans que leurs budgets ou leurs effectifs augmentent. Comment atteindre ces objectifs en étant soumis à de telles contraintes budgétaires?
Il faut modifier en profondeur la gestion des départements informatiques et adhérer à une nouvelle approche désignée sous le terme de "gouvernance informatique". La gouvernance informatique va devenir aussi importante que les infrastructures ou les applications. Et sans doute d'autant plus dans le contexte actuel, qui oblige les directeurs à faire plus avec moins.

Entre 1995 et 2000, l'accent était mis sur la vitesse de déploiement, même si c'était au détriment de la qualité ou au prix de compromis. Il en a résulté différents problèmes: dépassements de date ou de coûts , failles de sécurité, indisponibilité imprévue des services...
La gouvernance informatique vise à corriger ces mauvaises habitudes. Elle est fondée sur des processus de grande qualité, bien conçus et utilisables de façon répétitive. Plus précisément, ce système met en avant des méthodes et des procédures, impose une documentation méticuleuse et établit un plan d'amélioration constante.

Il existe plusieurs modèles de gouvernance informatique solidement implantés. Le plus populaire est l'IT Infrastructure Library (ITIL), élaboré par l'autorité gouvernementale des technologies de l'information et des télécommunications du gouvernement britannique. Ce modèle s'est répandu en Europe, et commence également à gagner l'Amérique du nord. Il définit un ensemble de pratiques dans 24 domaines.

Le COBIT (Control Objectives for Information and related Technology) est un autre exemple de gouvernance informatique bien établie. Il a été créé pour aligner les ressources et les méthodes informatiques avec les objectifs commerciaux, les standards de qualité, les contrôles de coût et les impératifs de sécurité.

De nombreuses organisations ont adopté les procédures ITIL et COBIT et ont obtenu des résultats quantifiables. Procter & Gamble a choisi le modèle ITIL en 1997 qui, affirme-t-il, lui a permis d'économiser plus de 500 millions de dollars en quatre ans. Une étude des économies réalisées dans les services financiers et comptables de l'entreprise a mis en valeur une baisse de 6 à 8 % des coûts de fonctionnement, et une réduction des équipes du secteur technologique située entre 15 et 20%.
Le gouvernement de l'Ontario a également adopté la procédure ITIL. La province canadienne avait besoin d'améliorer des services concernant 25000 utilisateurs répartis dans 1000 secteurs. En adoptant le modèle ITIL, le gouvernement a créé un bureau de service virtuel qui a amélioré la réactivité et diminué les problèmes techniques. Et il a fait baisser lescoûts de maintenance de 40%.

Le modèle COBIT peut également s'enorgueillir d'un glorieux palmarès : l'État du Kansas utilise les standards COBIT dans le cadre de sa stratégie de gouvernement virtuel. L'objectif est de conserver des coûts réduits et d'offrir des services conséquents aux utilisateurs. Dell Computer a intégré des éléments COBIT à sa politique Control Self Assessment (CSA), visant à produire un audit de gestion susceptible d'aider la société à maintenir un haut degré de qualité.

Un courrier de ministre, ou comment lutter contre le spam

Article dans Décision Micro, n° 557 le 30/06/2003

Après le café du matin... la lecture des mails. Le rituel est devenu immuable. Seulement voilà, il devient de plus en plus difficile d'isoler les messages professionnels des courriels parasites. Le spam a rapidement contaminé notre serveur de mails : certains de mes collaborateurs attribuent à ce dernier plus de la moitié des mails reçus ! Au palmarès, des sites exotiques, des ventes en ligne de produits de tous genres, des news et, plus rarement, des liens vers des sites hors la loi. Notre première tentative pour contrer cette invasion a été de mettre en place un logiciel anti-spam chargé de black lister les expéditeurs douteux. Mauvaise pioche : un important contact de notre direction s'est retrouvé interdit de séjour sur notre serveur pour avoir employé des termes jugés douteux par notre applicatif. Second réflexe : les logiciels libres. Mais ils n'apportent que peu de différences par rapport à la première solution. Nous avons alors suivi les conseils d'un site antispam qui nous suggérait de répondre par un mail type aux spammeurs. Cette initiative s'est traduite par une augmentation en flèche de la quantité de mails reçus ! Il ne restait qu'une chose à faire : ne rien faire et demander aux utilisateurs de limiter eux-mêmes les dégâts en supprimant les mails sans les ouvrir. Cette demi-solution totalement empirique est assez paradoxale : d'une part, elle est contraire aux prérogatives du service informatique, qui par définition sait tout faire mieux que les autres, d'autre part, c'est elle qui à ce jour a donné le plus de résultats. En attendant, nous continuons à chercher le logiciel miracle. Alors messieurs les éditeurs : au boulot !

M.Purple@decisionmicro.com
MM. Red, Green, Yellow et Purple sont cadres dans des services informatiques. Chacun leur tour, ils vous feront partager le fruit de leurs expériences.