04 juin 2007
Attention aux nouveaux mutants : les "digital natives"
Gartner prévient : attention aux nouveaux mutants, les « Digital natives »
Nés depuis la fin des années 80, la notion de «nouvelles technologies» ne veut rien dire pour eux qui n’ont connu que l’ère du tout numérique. Ces jeunes que l’on appelle les «Digital natives» vont bientôt déferler sur le marché du travail, et Gartner prévient : «ça va décoiffer».
C'est à Barcelone lors de son symposium européen de printemps, que Gartner vient de présenter la synthèse des travaux de ses analystes, placée cette année sous le signe de huit "Tendances émergentes" qui devraient impacter toutes les organisations en charge des technologies de l'information. Parmi ces tendances, omniprésent, l'impact social des nouvelles technologies qui laisse présager, selon Gartner, les plus grands bouleversements des 5 prochaines années, avec des effets durables et irréversibles.
Le constat part de l'observation sociologique de nos enfants, qui n'ont pas connu le monde d'avant le numérique, et qui disent "j'ai eu un appareil photo" quand nous disons "je me suis acheté un appareil photo numérique".
Cette évolution n'est pas sans conséquences sur nos activités, tellement les risques d'incompréhension avec ces nouvelles générations sont importants. Non seulement ils manipulent les outils avec aisance, mais leur mode de pensée, leurs références et leurs valeurs en sont bouleversés.
Il nous faut désormais vivre avec la multitude d'outils de création de contenu dont ces ados disposent à moindre coût, et qu'ils utilisent tous les jours pour communiquer au sein de leurs communautés d'intérêts : téléphones portables à caméra intégrée, WiFi, logiciels de montage vidéo, blogs, réseaux sociaux sur le Web (mySpace), site collaboratifs (Second Life), etc.
Et ce n'est qu'un début. Car il faudra aussi compter avec les nouveaux moyens d'intéraction informelle comme le partage de "bookmarks" personnels (del.icio.us, digg.com), l'indexation et l'évaluation de contenus (Flickr, Last.fm, Epinions), les prédictions au moyen de la "sagesse des foules" (consensuspoint.com), ou les outils d'expression ou de conversation comme les blogs ou les wikis.
Intervenant comme invité, Don Tapscott enfonce le clou. Pour l’auteur de « Wikinomics – Comment la collaboration change tout » (pas encore traduit en français) les organisations les plus performantes seront celles qui sauront tirer le meilleur parti des capacités et du génie collectifs pour stimuler l’innovation, la croissance et le succès.
Cet environnement conduit inéluctablement à ce que Gartner appelle depuis quelques années la "consumérisation" des TI, cette tendance lourde qui met l'informatique professionnelle sous la coupe des consommateurs que sont leurs nouveaux collaborateurs.
Comment, alors, imposer des mesures de sécurité traditionnelles, comme le filtrage, à ces "digital natives" qui vivent quotidiennement au sein de communautés virtuelles diverses, disposent d'un avatar sur Second Life, utilisent Gmail depuis toujours, tissent leurs réseaux avec MSN Messenger et Skype et exposent sans complexe leur vie privée, image comprise, sur leur blog ? Et comment gérer un parc informatique standardisé quand les collaborateurs disposent à domicile de machines aux performances démesurées, certains jeunes "précurseurs" disposant déjà à titre personnels de capacités de stockage mesurées en Téra-octets.
Cette situation est déjà vécue dans l'enseignement, en particulier dans le supérieur, où la présence de ces "digital natives" commence à se faire sentir sur la façon de gérer l'informatique. Le premier enjeu pour les entreprises consistera à faire évoluer leur environnement culturel et à s’adapter à de nouveaux modes de communication. Pour éviter à ce patron, demandant à son jeune collaborateur un rapport important à déposer le lendemain sur son bureau, de n'y trouver qu'une clef USB contenant sous forme d'un fichier Mpeg, une superbe présentation animée: il avait oublié de préciser que le rapport devait être au format papier !
12 mai 2007
Plus de portable dans les écoles américaines ?
Plusieurs écoles américaines abandonnent la distribution de portables dans le secondaire (les "high schools").
"Trop coûteux, trop de casse, trop d'usages non-pédagogiques… et en définitive, des résultats scolaires qui ne s'améliorent guère : de nombreux Etats et Comtés des Etats-Unis qui avaient massivement distribué des ordinateurs portables à leurs élèves sont tentés d'abandonner, explique le New York Times.
Plusieurs études démontreraient en effet que la possession de PC portables ne change rien aux résultats des élèves, sauf peut-être à ceux des meilleurs élèves, qui en tirent le meilleur profit. Les enseignants ont même parfois le sentiment que l'ordinateur fait obstacle à leur relation directe avec les élèves. En outre, les coûts associés à de tels programmes sont beaucoup plus élevés que prévus : remplacement et réparation, assistance aux utilisateurs, formation des enseignants, sécurité des réseaux contre les attaques et virus, mais également pour limiter l'accès aux jeux, sites porno et autres messageries instantanées…
Retour au bon vieux tableau noir, donc ? Pas tout à fait. Les écoles réfléchissent à d'autres formules, comme l'augmentation de leur parc d'ordinateurs partagés, l'élargissement des horaires d'accès aux salles informatiques ou encore, l'utilisation d'autres terminaux. Sans non plus manquer de reconnaître que dans cet échec relatif, l'absence d'évolution pédagogique joue un rôle non négligeable."
24 mars 2007
Le mystère de la capacité des disques durs. Ou du bon usage des standards
D'où vient la différence ? Certaines explications entendues ici ou là parlent de l'effet du formatage, qui ferait "perdre" de l'espace sur le disque. Pourquoi pas ? Mais une perte de près de 7% pour le formatage, cela fait beaucoup.
Et si la vérité était à la fois plus simple et plus obscure ? Simple comme les mathématiques, et obscure comme une vérité passée sous silence par les médias.
La faute à l'IEC !
Tout est expliqué sur le site de l'IEC, vénérable Commission Electrotechnique Internationale (ou International Electrotechnical Commission).
L'IEC est à l'origine d'un standard, en vigueur depuis décembre 1998, qui ajoute au Système International d'unités (SI) une nouvelle norme de "préfixes binaires".
Rappelons à cette occasion que le SI définit un ensemble de 7 unités de base : le mètre pour les longueurs, la seconde pour le temps, l'ampère pour le courant électrique, le kelvin pour la température, la mole pour les quantités de matière et la candela pour l'intensité lumineuse.
C'est aussi le SI qui définit les multiples et leurs abréviations, de yotta (10 puissance 24) à yocto (10 puissance -24) en passant bien sûr par kilo, méga, giga.
kilo, méga, giga
Justement, ces préfixes bien connus de l'informatique ont longtemps été utilisés (à tort) pour désigner des multiples de 1024 (2^10) et non de 1000 (10^3). Dans les premiers temps de l'informatique, la différence n'était pas bien grande, mais avec la croissance des capacités, elle devient plus visible. De 2,4% à l'échelle du kilo elle passe à 20% à l'échelle de l'exa.
Depuis 1998 donc, le SI définit clairement que le kilooctet comporte 1000 octets et non 1024. Pour faire plaisir aux informaticiens, l'IEC a eu le bon goût de créer de nouveaux préfixes pour les multiples binaires. On doit donc utiliser le kilobinaire pour désigner 1024, ce qui donne le kibioctet (KiO) pour 1024 octets. Les multiples binaires sont les suivants (cliquer sur le tableau pour l'agrandir) :
Voilà donc l'explication des octets perdus au "formatage" : en réalité, les fabricants de disques donnent leur capacité en kilooctets, tandis que le système d'exploitation lui, compte en kibioctets sans le dire. Lorsque Windows nous dit que le disque comporte 74,5 Go, il faut comprendre 74,5 Gio, soit 74,5 * 2^30 (soit 79,99 Go).
Il devient donc urgent que tout le monde prenne l'habitude de parler la même langue, ou au moins les mêmes mesures. Ou bien on accepte qu'un kilo vaut 1000 en octets comme dans toutes autres mesures, ou bien il faut apprendre à manier les multiples binaires.
J'avoue avoir un faible pour cette dernière option. Juste pour la poésie : quel plaisir de manier des barettes de 256 mebioctets, des disques de plusieurs tébioctets, ou des débits réseau de plusieurs gibibits ! Les Shadocks auraient adoré...
27 juin 2006
Fiabilité de ordinateurs personnels : encore des progrès à faire !
L'analyse s'appuie sur le taux annuel moyen de pannes et constate qu'au cours des trois dernières années celui-ci à diminué de 25 %, tant pour les ordinateurs de bureau que pour les portables. La mauvaise nouvelle, c'est que ce taux reste de l'ordre de 15 à 22 %.
Les chiffres portent sur les matériels acquis en 2003-2004 et en 2005-2006. Ils sont éloquents :
- pour les postes fixes le taux de pannes la première année est passé de 7 à 5 %, et de 15 à 12 % la quatrième année ;
- pour les portables, le taux de panne est passé de 20 à 15 % la première année, et de 28 à 22 % la troisième année.
Pourquoi constate-t-on plus de pannes sur les portables ?
Essentiellement parce que la demande de machines petites et légères provoque la diminution de la rigidité globale. En outre, la compression des composants dans un espace restreint provoque une température plus élevée qui peut être néfaste pour les composants électroniques. Enfin, les utilisateurs transportent leur ordinateur à la main, dans les transports, dans des conditions de confort variable, ce qui expose les matériels à des risques divers comme la temprature, les vibrations, la poussière.
Quels sont les composants les plus exposés ?
Pour les postes fixes, ce sont les cartes mères et les disques durs. Les rempalcements de cartes mères sont plus fréquents en raison de l'intégration croissante des composants sur une même carte. Même les interfaces réseau ou modem ne sont plus indépendantes et nécessitent, en cas de panne, un remplacement de la carte de base complète.
Sur les portables, l'écran a longtemps été la principale source de panne. Avec le temps, les constructeurs on largement amélioré la conception des matériels, et les écrans ne sont plus aussi sensibles que dans le passé. Les causes de pannes sur ces appareils sont, par ordre décroissant, les cartes mères et les disques (comme sur les postes fixes) mais également les éléments de chassis (y compris les mécanismes de fermeture, les pieds, les charnières, les boîtiers), les claviers et les écrans.
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Messieurs les constructeurs, encore un petit effort !
12 juin 2006
Professeurs contre portables : la bataille des salles de cours continue
L'une des raisons tient au développement des réseaux sans fils, grâce auxquels les étudiants sont distraits, certains faisant leurs achats en ligne ou discutant sur les messageries instantanées, au lieu de participer activement au cours.
Un professeur de Droit de l'Université de Memphis s'est attiré les foudres de ses étudiants à qui elle avait interdit l'usage des ordinateurs portables. Son argument fait référence au "mur d'écrans" qui empêchent le contact visuel avec les élèves, et pénalise les échanges, y compris entre les étudiants eux-mêmes. Mais ce cas, monté en épingle par les journaux américains, est loin d'être unique, et d'autres professeurs se battent contre l'usage des portables qui détournent l'attention des étudiants vers des distractions en ligne.
Certains établissements ont tenté de contrer ces difficultés par la mise en place de solutions technologiques permettant l'interruption des connections réseau durant le cours. En ce qui concerne les liaisons radio, ce type de solution est très complexe, et finalement peu fiable : il consiste à s'assurer que chaque borne WiFi est configurée pour couvrir une salle de cours sans déborder sur les autres, et de permetttre au professeur d'interrompre son fonctionnement comme on éteint la lumière. Malheureusement, rien n'empêche une borne extérieure d'émettre jusque dans la salle de cours.
Pour certains, ce type de démarche revient à "jeter le bébé avec l'eau du bain" : la question est surtout de mettre en place de bonnes pratiques, en définissant la place de l'ordinateur portable dans le cours, et en fixant des règles.
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Finalement, il s'agit ni plus ni moins de fixer des règles de bonne conduite et de politesse, qui n'ont rien à voir avec l'ordinateur. Est-il moins légitime d'interdire durant les cours l'usage du portable pour se distraire que d'interdire la lecture du journal ?
04 mai 2006
La grande mutation du poste de travail dans l'entreprise
Ce dossier tente de dresser un tableau de ce que seront les ordinateurs de bureau dans les années qui viennent, avec les enjeux qu'impliquent la fonction de point d'entrée dans le système d'information des entreprises, la concurrence des systèmes d'exploitation et des applications orientées vers le client particulier, et les volumes de postes à renouveler régulièrement.
1/ Premier constat, l'influence des utilisateurs sur l'évolution du poste de travail en entreprise se fait de plus en plus pressante. Habitués à utiliser des outils aux fonctionnalités étendues à leur domicile, les usagers de l'informatique professionnelles s'attendent de plus en plus à trouver les mêmes services lorsqu'ils sont à leur bureau.
Les constructeurs de matériels et les éditeurs de logiciels ont tous bien compris l'intérêt de proposer de nouvelles technologies en priorité sur le marché "grand public". Ainsi le WiFi, la téléphonie IP, les clefs USB, etc. ont d'abord séduit le particulier avant de s'imposer dans le cadre professionnel. Avec toutes les difficultés qui accompagnent cette tendance : par exemple, la mise en place d'un réseau WiFi en entreprise ne peut en aucun cas s'inspirer de ce que chacun installe à peu de frais dans son logement personnel.
2/ Autre sujet d'intérêt : l'évolution de Windows avec les promesses de Vista. Microsoft prévoit toujours la livraison de son nouveau système d'exploitation pour janvier 2007. Même si par ailleurs, Gartner estime que cette confiance est exagérée, comtpe tenu de la complexité du système et du rythme auquel l'éditeur nous a habitués entre les versions bêta, les versions "candidates" et le lancement opérationnel. Gartner estime que Vista ne devrait être disponible en version opérationnelle avant mai-juin 2007.
Tous les obervateurs s'accordent en tout cas à considérer que Vista ne pourra fonctionner que sur des machines "musclées", ne serait-ce qu'en raison des évolutions de l'interface utilisateur, friande d'effets 3D et de transparence.
L'une des difficultés de Microsoft consiste à s'assurer que Vista sera compatible avec le plus grand nombre possible d'applciations existantes.
En même temps que Vista, le poste de travail sera doté d'Office 2007, nouvelle version de la bureautique Microsoft. Avec le risque pris par l'éditeur de bousculer les habitudes des utilisateurs, en transformant radicalement l'interface de ses applications, à commencer par la barre de menus standard, remplacée par une barre contextuelle. Les formateurs doivent commencer à se frotter les mains...
Pour la migration, il devient clair qu'il sera judicieux d'attendre 12 à 18 mois, après la sortie officielle de Vista, avant de procéder à des migrations massives.
3/ Du côté de l'Open Source, les industriels estiment que l'âge d'or des logiciels libres est de plus en plus pour bientôt.
Le Cigref estime que Linux est désormais à la heuteur des attentes des grands comptes, mais il reste pour l'instant cantonné à ds populations spécifiques pour des postes métiers.
Il n'en reste pas moins que le changement des habitudes des utilisateurs est encore un frein important à l'adoption de Linux, sans parler des difficultés liées à la compatibilité des documents entre les plateformes. Le passage de Windows/Office au monde du libre semble pouvoir générer des économies mais elles ne sont pas encore suffisantes pour convaincre. Probablement parce qu'elels sont compensées par des coûts d'adaptation encore trop importants.
Selon Gartner, la part de Linux en entreprise eétait de 2% en 2005, 2,3% en 2006, et devrait passer à 3% en 2008 et 2009. A cette date, Windows devrait représenter 95,2% (dont 47,9% pour Vista). Pas de quoi provoquer une révolution !
4/ C'est sans doute dans le domaine des applications que le bouleversement risque d'être le plus important dans les années à venir.
L'émergence progressive et sans tapage des concepts du Web 2.0 va inéluctablement s'imposer sur le poste de travail. Ces technologies qui permettent à une poste de travail équipé d'un simple navigateur (Internet Explorer, Firefox...) de se connecter à une application distante et de télécharger des éléments de fenêtres, pour les assembler sur l'écran comme s'il s'agissait d'une application locale classique, n'ont pas fini de révolutionner notre environnement de travail.
Les entreprises peuvent sans doute y voir à terme la promesse d'économies dans les investissements à réaliser : qui dit navigateur dit aussi "client léger" : plus besoin de configurations musclées pour faire "tourner" les applications métiers : il suffit d'un accès à l'Internet avec un logiciel de navigation standard, avec l'atout complémentaire d'une interface unique quelle que soit l'application.
5/ Mais ne nous y trompons pas : l'intérêt des éditeurs n'est pas dans la réduction de nos coûts d'investissements. Il est surtout dans une transformation radicale des concepts de licences logicielles.
La technologie du client léger permet de proposer à l'utilisateur une facturation variable en fonction de l'usage réel. Au lieu d'acheter une licence donnant droit à la totalité des fonctions du logiciel, nous ne paierons que ce que nous consommons.
L'accès au logiciel de base devrait être progressivement banalisé et même gratuit. Par contre, l'accès aux services indispensables sera payant, et fonction des besoins. Un modèle sans doute proche de celui du téléphone : un forfait de base pour les fonctions banalisées (communications locale et nationales), et un paiement au volume pour les "extras" (communications internationales, services à valeur ajoutée).
Reste à savoir si ce modèle est réellement destiné à produire des économies pour le consommateur, ou plutôt à garantir des revenus constants pour l'éditeur. Après un succès très relatif de sa "Software Assurance" Microsoft aurait bien intérêt à pousser ce nouveau modèle, qui garantit une plus grande continuité du chiffre d'affaires.
Cette tendance est dans l'air depuis plusieurs années, et les évolutions que nous vivons semblent bien confirmer les prédictions que faisaient déjà les analystes il y a cinq ou six ans.
6/ Dernière grande tendance des postes de travail :la fin du poste de travail unique. Les ordinateurs de bureau ont beau se faire de plus en plus petits, nous n'échapperons pas à la multiplication des équipements. Adieu donc le rêve d'un ordinateur à tout faire, adapté à tous quels que soient les besoins.
D'abord les ordinateurs portables vont se multiplier à un rythme soutenu. Les constructeurs envisagent déjà de vendre autant de portables que de fixes d'ici quelques mois. Les "clients légers" devraient aussi décoller, pour atteindre 10% du parc en 2008, voire 20% en 2010. Cette accélération n'est évidemment pas sans rapport avec l'essor des applications distribuées sur l'Internet (voir plus haut).
Mais surtout, il faut se préparer à devoir gérer plusieurs postes de travail par personne : certains salariés disposent djà d'un PDA et/ou d'un "smartphone" qu'il faudra bien prendre en compte dans le parc de l'entreprise. Avec un nouveau défi pour lesentreprises : proposer aux salariés le même environnement de travail quel que soit le terminal, PC, PDA ou téléphone.
29 mars 2006
Un professeur demandes aux élèves de ne plus utiliser leur ordinateur portable en cours
Un professeur de Droit de l'université de Memphis, demande désormais à ses élèves de ne plus utiliser d'ordinateurs portables durant ses cours.
L'argument est simple : la présence des portables empêche le contact visuel entre le professeur et son auditoire, et constitue une sorte de haie défensive entre le professeur et les élèves.
Dans ses arguments, le professeur estime que les élèves peuvent prendre des notes avec un stylo et du papier. Elle ajoute qu'elle préfère des élèves qui réfléchissent et analysent au lieu d'enregistrer l'intégralité de son discours.
Les étudiants concernés se sont plaints par pétition interposée, craignant que la pratique fasse boule de neige auprès d'autres professeurs.
Question : les étudiants américains ne savent peut être plus écrire avec un stylo ?
19 mars 2006
Internet : "espace de liberté" ou "espace de non droit" ?
Devinette (une autre) :
- C'est un "formidable espace de liberté".
- On y rencontre des quantités d'inconnus avec qui l'on peut discuter, s'amuser.
- On y trouve aussi des sources d'information à foison.
- Chacun s'y exprime librement.
- Certes, il s'y trouve parfois des débordements, trafics et pornographie.
- Mais cela reste une extraordinaire école de la vie.
C'est,...
...la RUE.
Mais cela pourrait aussi être l'Internet, à qui ces affirmations font généralement référence par les temps qui courent.
Alors, l'Internet doit-il être ce que la Rue n'est pas : un espace de non-droit, où tout serait gratuit, toute expression autorisée, même au détriment d'autrui ?
Imagine-t-on pouvoir s'emparer d'une pile de périodiques à la devanture du kiosquier, ou de CDs musicaux dans les rayons spécialisés, et les distribuer gratuitement aux passants ?
Alors, oui à l'Internet "espace de liberté", mais, comme la rue, avec un minimum de règles, le respect et la protection des intérêts de chacun !
DADVSI : ou comment faire de la France un "no man's land" de l'information
08 mars 2006
Le monde fou, fou, fou du Web 2.0
07 mars 2006
L'interface utilisateur du poste de travail va progressivement changer au cours des trois prochaines années
De la même façon, la capture vidéo doit se généraliser, moins pour la vidéoconférence que pour de nouvelles applications. Office (et OneNote) sont prévus pour gérer la capture et la reconnaissance de texte sur des documents papier directement sur le bureau de l'utilisateur. La même caméra pourra constater que l'utilsateur arrive à son poste et provoquer l'allumage de l'ordinateur, ou le mettre en veille lorsque l'utilisateur s'en va. Les économies d'énergie générées pourraient à alles seules financer la technologie.
11 décembre 2005
Le futur des TI se lirait-il dans les chambres d'hôtels ?
02 décembre 2005
Symantec rachète Sygate et jette les clients de firewall personnel
14 novembre 2005
Rapport "Internet et Entreprises : Mirages et Opportunités"
"Internet et Entreprises: Mirages et Opportunités"
vient de paraître.
06 novembre 2005
Attention à la réalité des messageries instantanées en entreprise
Lu dans Inside Gartner This Week (Vol XXI, No 42, 19 octobre 2005)
Les outils de messagerie instantanée continuent à se répandre dans les entreprises, et on remarque aujourd'hui trois grandes tendances :
- l'usage des messageries instantanées (MI) continue à se développer, malgré l'absence de prise en charge par l'entreprise ;- les employés ne s'en servent pas uniquement pour discuter ("chat") : ils utilisent aussi le partage de documents et la conférence ;
- certains utilisateurs font état de gains de productivité et de réduction des coûts.
Cependant, tout n'est pas simple : les outils de MI (MSN Messenger, Yahoo, AOL IM, etc.) ne sont pas compatibles entre eux, ce qui conduit la plupart des utilisateurs à installer plusieurs logiciels "clients" sur une même machine ou à faire appel à des logiciels tiers, capable de consolider plusieurs listes de correspondants sous une interface unique.
Gartner a constaté que 62 % des entreprises consultées n'offrent aucune solution de MI officielle. Mais cela varie fortement en fonction de la taille des entreprises, les grandes entreprises étant moins nombreuses à ignorer le sujet (44,6 % contre 84 % dans les petites organisations).
La même enquête montre que 57 % des personnes interrogées utilisent les outils de MI sur le lieu de travail, pour des usages personnels, ce qui représente une utilisation non régulée des réseaux publics. Mais une proportion similaire affirme utiliser les MI à domicile pour des besoins professionnels.
En terme de valeur perçue par les utilisateurs, les MI génèrent trois grands types de réponse :
- l'efficacité (plus rapide que le courrier électronique, résolution rapide des problèmes, possibilité d'attirer plus facilement l'attention...) ;- la présence (possibilité de vérifier le statut des personnes : en ligne, occupé, absent) ;
- les économies : diminution des ommunications téléphonique de longue distnce.
En conclusion, Gartner recommande aux entreprises de prendre conscience de l'utilisation souterraine des MI et de prendre des mesures pour en assurer le contrôle et la gestion.
Un nouveau logiciel permet de produire des phrases que vous n'avez jamais prononcées
En termes d'innovations technologiques, le traitement de la voix n'a pas fini de nous étonner.
La société américaine Voxonic produit un logiciel qui effectue le "post traitement" d'un flux audio pour lui donner l'apparence de la voix d'une autre personne. Il suffit d'un enregistrement de 15 minutes en studio de la voix cible pour pouvoir ensuite l'appliquer sur n'importe quel flux et lui donner les caractéristiques du locuteur choisi.
Les applications sont évidemment nombreuses et séduisantes.
Supposons qu'un chef d'entreprise doive s'adresser au personnel de sa filiale chinoise : il lui suffit de faire lire son discours par un chinois, puis de faire convertir l'enregistrement avec sa propre voix.
Le logiciel peut même travailler sans l'intervention d'un tiers : il est capable de générer le son par traduction directe depuis un texte ("text-to-speech"), cette solution étant toutefois un peu moins confortable. Il faut alors disposer de 20 à 40 heures d'enregistrement de la voix cible, en qualité studio, et le résultat n'est valable que pour une seule langue.
La technologie de Voxonic était conçue à l'origine pour aider au doublage des films dans diverses langues étrangères, mais elle s'est heurtée à la difficulté de gérer les cachets complémentaires des acteurs pour l'utilisation de leur voix "modèle". Ce qui donne une idée des risques sous-jacents de cette technologie : comment faire dire à quelqu'un ce qu'il n'a jamais dit...
Pour limiter les risques, Voxonic assure un contrôle total de sa technologie, et ne traite les voix qu'avec l'accord de toutes les parties.
01 novembre 2005
Malgré l'Internet, le livre n'est pas mort, au contraire
16 octobre 2005
Les nouveaux outils pour un Web en mutation
09 octobre 2005
Les technologies de l'information en 2010 : prospective
La FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) et l'Irepp (Institut de Recherches et Prospective Postales) ont entammé la publication d'une analyse prospective des TIC à l'horizon 2010-2015.
Sous le titre PROSPECTIC 2010 ce document est publié progressivement, chapitre par chapitre, sur le site de la FING ; à terme, l'étude complète sera téléchargeable. Le site de la FING est http://www.fing.org .
Chacun peut également réagir et contribuer à l'analyse, en participant à la fin de chaque chapitre.
L'analyse Prospectic 2010 est actuellement constituée des chapitres suivants :
- Introduction
- Quelques liens et sources essentiels
- Un exercice collectif de prospective technologique
1.1 - Les technologies de base : puissance et miniaturisation
1.2 - Le traitement
1.3 - Les communications (1)
1.3 - Les communications (2)
1.4 - Les mémoires
1.5 - Gestion de l'énergie
1.6 - Robots, agents, objets "intelligents" et communicants
1.7 - Les interfaces homme-machine-environnement
1.8 - Gestion de l'information et de la connaissance
1.9 - Confiance et sécurité
1.9a - Zoom : paiement et monnaie électronique
2- Une vision de plus en plus fédératrice : le "courant informationnel"
Le réseau omniprésent
L'intelligence enfouie
Des produits aux services
Des bits aux atomes
La grande transformation du "contenu"
L'utilisateur-producteur
Quelle régulation pour les réseaux et leurs usages ?
3- Enjeux et incertitudes
Centralisation / Décentralisation
Simplicité / Pouvoir
Libre / Propriétaire
Sécurité / Ouverture
Automatique / Humain
Proximité / Distance
Innovation/Ethique
02 octobre 2005
Une calculatrice universelle
Découvert sur l'Internet (mais aussi dans le numéro 388 du 22 septembre 2005 de Micro Hebdo), une calculette professionnelle qui remplacera très largement celle de Windows. On la télécharge à http://www.1dustrie.com/khi3.msi.
Outre les fonctions habituelles (fonctions numériques élémentaires, fonctions trigonométriques) elle offre une impressionnante panoplie de fonctions professionnelles et pédagogiques.
On trouvera par exemple, des calculs trigonométriques et hyperboliques, la résolution d'équations polynomiales jusqu'au trosième degré, des calculs sur les nombres complexes, la conversions de nombres antre bases 2, 8, 10, 16 et au delà jusqu'à 36.
Mais aussi divers calculs sur les dates (numéro de semaine, équivalence entre calendriers), conversion des devises européennes, équivelences entre ville et code postal (en France).
Et ce n'est pas fini : on trouve des accessoires pédagogiques en astronomie (position des planètes), en géométrie (le triangle est ses propriétés sous forme intéractive, diverses formes de courbes), analyse (tracé de fonctions), en physique et chimie (tableau périodique des éléments).
La version standard est gratuite. On regrettera sans doute qu'elle soit livrée avec... 24 jeux différents. Une version professionnelle (sans les jeux, et avec quelques fonctions dédiées à certains professionnels) est également disponible, au prix de 25€.
