La discussion sur le projet de loi "Protection de la création sur Internet" (plus communément nommée "Loi Hadopi") a donné lieu à des interventions étonnantes des hommes et femmes politiques intervenant dans la discussion. Sans prendre parti ici pour ou contre l'esprit et le contenu de la loi, retenons ces extraits des débats, relevés dans le très officiel compte-rendu intégral disponible sur le site de l'Assemblée Nationale (la compassion impose de ne pas citer les auteurs de ces perles).
Assemblée nationale - XIIIe législature - Session ordinaire de 2008-2009
Compte rendu intégral
Première séance du mercredi 11 mars 2009
« Pour ce faire, ces structures utilisent des traitements automatisés qui collectent les adresses IP, sortes de plaques d'immatriculation des ordinateurs. »
Première séance du jeudi 12 mars 2009
« Quant au disque dur, c’est un élément de preuve que le téléchargeur illégal pourra adresser à l’HADOPI. […] Au bout du long processus qui aboutit à la sanction, le disque dur fait partie des éléments de preuve : je ne vois pas où est le problème. »
« S’agissant de la Wi-Fi, le projet de loi vise à développer tous les logiciels de sécurisation. Nombre d’entre eux sont gratuits. Lorsque vous achetez le « pack » Microsoft, Word, Excell ou PowerPoint, l’un d’entre eux est fourni automatiquement. Même chose pour le « pack » OpenOffice. Les éditeurs de logiciels libres fournissent également des pare-feu gratuits. On peut aussi s’en procurer de manière payante. Ce marché va sûrement se développer, à la faveur de la prise de conscience collective que cette loi favorisera. »
« Je suppose que personne, dans cette assemblée, n’a jamais piraté la connexion à une borne Wi-Fi publique. […] Le débit est si lent et il est si incommode d’aller pirater dans un jardin public, qu’à mon avis, le problème ne se pose guère ! Et d’ailleurs ces bornes pourront, elles aussi, être sécurisées. […] Par les systèmes pare-feu ! Cela n’a rien de compliqué ! Les entreprises le font aujourd’hui. »